Crier avec les loups ou s’abstenir devant le destin ?
Cette maxime ne serait que démagogique si le destin était écrit d’avance mais le sort de nos bleus était-il écrit d’avance ?
A cette question, j’ai eu envie de m’attaquer et donner à mes interrogations une lueur d’optimisme sur l’avenir de notre sport.
De ce fiasco collectif, de cette faillite générale, comment continuer avec le même engouement, chacun à notre niveau, pour tous les enfants dont nous avons la charge.
A la rentrée prochaine, retrouverons-nous les petits dont ces bleus étaient les idoles, les yeux toujours écarquiller devant leur éducateur, et cette joie du jeu lorsqu’ils foulaient la pelouse plus ambitieux du plaisir de taper dans le ballon que d’être le meilleur de tous les joueurs présents.
Comment, dans les catégories où l’empire télévisuel fait déjà tant de ravage, se comporteront les minots après cette basse démonstration d’enfant gâtés, de joueurs millionnaires, d’irréductibles égoïstes.
Leur passion naissante a-t-elle était démolie dans cette aventure sud africaine ou pourrons nous trouver les clefs d’un nouvel élan d’espoir.
Le destin n’était-il pas finalement le fruit du travail maladroit d’un directoire coincé dans l’éternel protectionnisme d’une fédération dépassée ?
Y avaient-ils parmi eux, des calculateurs aux desseins malveillants ?
Devrai-je dès lors que les maux s’accumulent, crier avec les loups et ajouter mon indignation, aux rancœurs déjà immenses de la nation contre sa sélection ou, mon amour pour cette sphère de cuir me permettra de reprendre les bases et me rappeler seulement des valeurs sportives.
Je ne vais pas leur parler du spectacle pitoyable et de l’image donnée par nos « si grands joueurs » mais plutôt essayer de les faire vibrer et ressentir l’émotion des supporters de ces petites nations du football dont leurs représentants sont allés au bout de leur force dans des rencontres qu’on annonçait perdues d’avance.
Je voudrai ramener le football sur le seul terrain d’où il ne devrait jamais sortir, celui d’un rectangle vert, théâtre de tant de jubilation et m’investir dès aujourd’hui dans un schéma optimiste.
Je voudrai retrouver l’enthousiasme et la vigueur nécessaire pour apporter encore et encore, le message insouciant mais au combien important, de l’entraîneur enraciné dans un travail socio-éducatif pour le seul bien être de nos petits joueurs, par le jeu et pour le jeu.
Ensemble remettons le bleu de chauffe et communiquons notre ferveur à ceux pour qui l’éducateur devrait rester un exemple, une personne respectée.
Rien n’est écrit d’avance, ni le destin et certainement pas l’avenir de nos enfants.
henri